Personal tools

Bibi Tanga: Au fil du temps

by batoum christine last modified 2008-08-26 13:41

En 1995, Bibi Tanga restitue une première fois ses compositions sur une maquette, qu’il adresse à la major Polydor, dans l’espoir de produire son premier disque. En vain. Mais il ne se résigne pas. À Paris, grâce aux « Sunday Schools » (sessions pendant lesquelles de jeunes musiciens peuvent jouer devant des professionnels) du Hot Brass, aujourd’hui rebaptisé le Trabendo, où il se produit régulièrement, Bibi croise la route d’Emilie Pianta, un agent artistique qui, immédiatement conquise par sa musique, lui propose de le programmer en première partie de divers concerts. Surtout, il se lie d’amitié avec la fine fleur du funk français : les musiciens de la Malka Family, un groupe phare des années 1990 avec FFF (Fédération Française de Funk). En 2000, il sort son premier opus, un album afro-funk intitulé Le Vent qui souffle2, produit par le petit label de deux anciens de la Malka. Malgré le plébiscite de la presse, c’est un échec commercial. Qu’importe, c’est aussi l’acte de naissance d’un artiste atypique, qui touche à toutes les musiques afro-américaines, réunies par lui sous le terme « bluesypop ». Dans l’appartement qu’il squatte dans le XXe arrondissement de Paris en compagnie d’autres artistes, Bibi façonne sa personnalité iconoclaste. Son jeu de basse s’aiguise, façon Bernard Edwards, le légendaire bassiste du groupe Chic. Si bien que lorsqu’en 2003 il rencontre Jean Dindinaud, surnommé Le Professeur inlassable, avec qui il noue une solide amitié, tout s’accélère. Grâce à ce musicien, DJ et producteur qui possède son label et ses propres studios, Bibi sort son deuxième album, Yellow Gauze3, à cheval entre le jazz et le funk et pour lequel la chanteuse Ayo prête sa voix. Dans la foulée, il crée son groupe, les Gréements de fortune, avec des anciens de la Malka. Avec ses cinq complices au beat et à l’énergie redoutables, il hisse immédiatement la grand-voile. L’ascension est fulgurante. Plébiscités, les Gréements multiplient les dates de concerts et sont parallèlement repérés par l’animateur de télévision Thierry Ardisson, qui les embauche pour assurer la partie musicale de son émission, Salut les Terriens, tous les samedis sur Canal+. Grâce à son navire amiral, Bibi s’est aujourd’hui installé dans un vrai appartement. Il a aussi trouvé son rythme de croisière sur les immensités bleues, entre un bœuf avec les musiciens de Prince et une tournée qui s’annonce d’ores et déjà très longue…

To view this content the following requirements must be fulfilled:

  • Adobe Flash Player version 9,0,28,0 or later must be installed; download it now free
  • Javascript 1.2 or later must be enabled
Navigation
Log in


Forgot your password?
New user?
 

Powered by Plone, the Open Source Content Management System