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Côte d'Ivoire: Bouaké - Retard de paiement des primes des ex-combattants - 1000 ex-combattants démobilisés en colère paralysent la ville de Bouaké

by dibée samuel last modified 2008-06-18 12:21

Le processus de désarmement et démobilisation a pris du plomb dans l'aile. Avec cet autre évènement de Bouaké, l'on peut affirmer que le processus DDR a de sérieux problèmes. La journée d'hier, lundi 16 juin, a été une journée encore difficile pour les populations de la capitale des ex rebelles. Une fois encore, des soldats des Forces armées des Forces nouvelles se sont fait entendre.

Côte d'Ivoire: Bouaké - Retard de paiement des primes des ex-combattants - 1000 ex-combattants démobilisés en colère paralysent la ville de Bouaké

Et pour cause le non paiement des allocations forfaitaires (90. 000 frs Cfa) par ex combattant démobilisé. Ils sont au nombre de 1000 démobilisés, sur les 2900 regroupés, habillés dans des tee shirts verts et rouge vif qui ont pris les rues de Bouaké pour exprimer leur mécontentement face aux responsables chargés du règlement des allocations forfaitaires.

Venus du 3ème bataillon, le site de regroupement et de leurs familles respectives, il était 8 heures et demie lorsque les ex combattants démobilisés, mécontents, issus des VAN (Volontaire pour l'armée nouvelle) et DMM ou CCI (Détachement militaire mixte ou Centre de commandement intégré) ont convergé vers le centre ville, plus précisément le rond point de la préfecture de police et de la gare routière.

Une fois là-bas, ils ont barré les différentes artères qui mènent au centre ville des différents quartiers de la ville. Paralysant ainsi, la circulation et la ville. Brûlant des pneus de voitures, des planches de bois. Ceux-ci seront plus tard rejoints par d'autres, très excités. Mélangés dans la foule de manifestants, des tirs d'armes se sont fait entendre pour montrer le degré de leur colère.

Prises de peur, les populations qui, depuis 7 heures du matin, avaient déjà rejoint le centre ville, avaient fermé bureaux, magasins, boutiques et autres petits commerces pour rejoindre leurs quartiers. Le quartier commerce était désert. Chacun cherchait à savoir ce qui se passait à nouveau.

Informé de la situation, le commandant de la zone 3, le commandant Chérif Ousmane, s'est précipité sur le théâtre des opérations pour rencontrer les manifestants mécontents. Il a eu du mal à ramener ses éléments à la raison. Au finish, aux environs de 14 heures, ils se sont tous déportés au site du 3ème bataillon pour discuter. C'est ainsi que quelque temps après, la ville de Bouaké a retrouvé peu à peu son calme.

Delmas Abib. Le Nouveau Réveil (Abidjan)

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