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Crise alimentaire mondiale : La Tanzanie augmente sa production agricole

by dibée samuel last modified 2008-05-22 11:09

Le gouvernement tanzanien a appelé les agriculteurs à produire plus de denrées alimentaires dans le but d'établir un tampon entre l'inflation alimentaire mondiale et la vie quotidienne des Tanzaniens.

Crise alimentaire mondiale : La Tanzanie augmente sa production agricole

Pays traditionnellement agricole, la Tanzanie a été un exportateur des céréales non-traitées, et se permet normalement de réaliser une auto-suffisance alimentaire. Mais le pays s'est obligé parfois d'importer des céréales en cas d'inondations ou de sécheresses.

Salva Rweyemamu, directeur des services de la communication de la présidence tanzanienne, a mis en garde contre une importation alimentaire excessive qui, selon lui, entraînera une inflation des prix alimentaires. Les denrées alimentaires représentent les 55,9% des 207 marchandises consommées en Tanzanie dont les cours sont collectés dans 20 villes pour évaluer l'inflation. Selon l'index national de la consommation, le taux de l'inflation alimentaire s'ést établi à 10,1% en janvier 2008.

Le prix du maïs, première nourriture des Tanzaniens, a atteint son niveau le plus haut parmi les quatre pays de l'Afrique de l'Est (Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie). Le maïs est vendu à 317 dollars par tonne à Dar es-Salaam, à 276 dollars par tonne à Kigali, à 242 dollars par tonnes à Nairobi et à 190 dollars par tonne à Kampala, selon le Réseau du renseignement du commerce agricole régional (RATIN).

La Tanzanie, où 2.925.720 tonnes de maïs par an est consommés en moyenne, serait confrontée à un déficit de 28.257 tonnes de maïs en juin 2008 en raison d'un manque de pluies, et ce malgré un stock de 12.000 tonnes importés du Kenya depuis décembre 2007. La Tanzanie impose une interdiction de toute exportation de céréales et encourage l'importation de denrées alimentaires, en annulant ce mois-ci tout droit douanier sur l'importation de maïs.

Pour répondre à la flambée des prix alimentaire et pétrolier sur les marchés internationaux, le gouvernement central de la Tanzanie réfléchit sur toute mesure nécessaire pour soulager les réactions des fluctuations sur les marchés internationaux. Salva Rweyemamu, également porte-parole de la présidence tanzanienne, a reconnu que dans le cadre du système du marché libéralisé, le gouvernement avait un rôle très limité à jouer pour le contrôle des prix.

Toutefois, la Tanzanie a essayé d'attirer plus d'investissements directs dans le secteur agricole. Dans son territoire de 94,3 millions d'hectares, la Tanzanie n'a utilisé que 5,1 millions d'hectares sur les terres arables de 19,1 millions d'hectares. Les experts réunis à un séminaire régional du commerce agricole à Dar es-Salaam proposent que la Tanzanie développe un mécanisme et l'irrigation pour relever le rendement qui reste limité en raison des conditions topographiques et climatiques.

Un autre souci pour le gouvernement de Dar es-Salaam : trouver un équilibre dans la culture des plantes alimentaires et celles permettant de produire des bio-carburants. Les investisseurs dans le secteur agricole cherchent en majorité à développer les plantes permettant de produire des bio-carburants, qui sont rentables à court-termes, ce qui menace la culture des plantes alimentaires.

Par YI Gaochao

Xinhua

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