Comores: Cinq ministres du gouvernement restent sous mandat de dépôt /Actualité
C’est le début d’un nouvel épisode de tensions qui opposent le gouvernement fédéral de l'Union des Comores et les gouvernements des trois îles qui la composent. Sept hauts responsables dont cinq ministres du gouvernement ont été arrêtés, vendredi, sur fond de conflit de compétences. Les ministres ont été arrêtés en plein Conseil, officiellement pour destruction et voie de faits. La gendarmerie est intervenue sur ordre du pouvoir fédéral. Au départ, le conflit portait sur la gestion de la police. Les autorités de la Grande Comore estimaient que cette question relevait de leur compétence et ont dénoncé un coup d'Etat institutionnel. « Mauvaise foi », répond le gouvernement fédéral.
Ces autorités de l’île de Ngazidja ont passé, ce samedi, leur première nuit en prison. Leurs voitures de fonction sont confisquées et peintes aux couleurs de la police. Cette affaire marque la fin de la trêve qui était imposée par le deuil de l’accident de la Yemenia.
En début de la semaine le nouveau ministre de l’Intérieur de l’Union a lancé les hostilités en limogeant les préfets qui étaient jusqu’ici sous la responsabilité des îles.
Conflit des compétences
La visite à la police de ce ministre qui est à l’origine de cette nouvelle tension n’est que l’acte II. La création des ministères de l’Intérieur au niveau de l’Union est venue réveiller les démons. Le conflit des compétences entre l’Etat fédéral et les îles revient sur le tapis.
Les deux entités réclament la gestion des préfectures et de la police, même si la loi référendaire stipule que la police, urbaine et rurale, revient aux îles. L’Union annonce que désormais la police est devenue nationale et elle ne peut être gérée que par le ministre de l’Intérieur de l’Etat fédéral.
RFI