Lions Indomptable : Thomas Nkono nommé entraîneur. /Actualité Afrique
La décision du ministre des Sports est tombée dans la soirée de lundi.
On peut le dire, Augustin Edzoa a pris plus d’un à contre-pied en nommant Thomas Nkono entraîneur national par intérim ce lundi 1er juin. Les pronostics allaient bon train depuis la démission du technicien allemand Otto Pfister. Alors que certains voyaient Jean Paul, au vu de son palmarès (Magnuson a remporté les JO de Sydney), de son expérience et de son ancienneté, prendre la tête du collectif ; Ndtoungou avait quant à lui les faveurs de la Fécafoot. Une autre tendance privilégiait la collégialité sans hiérarchie.
Edzoa et les nominations surprises
Le ministre des Sports et de l’Education Physique n’est pas à son coup d’essai des surprises. On dirait qu’il aime bien surprendre et sortir de là où, on ne l’attend pas. On se souvient de l’épisode de la nomination de Otto Pfister où le Augustin Edzoa était allé chercher au-delà de la short-liste que lui avait proposée la Fécafoot. L’intronisation de Thomas Nkono, sur la forme, est de la même nature.
Et pourtant, rien ne laissait présager cette nomination à l’issue de l’entretien que le Ministre nous avait accordé juste après la séance d’entraînement des Lions de ce lundi après-midi à Tubize en Belgique. Il estimait le collectif d’entraîneurs en place est très compétent pour mener l’équipe à la victoire dimanche prochain au Stade Amadou Ahidjo contre le Maroc. Tout laissait alors croire que l’option du collectif sans hiérarchie était celle qui avait la préférence du patron du sport camerounais.
Trois heures plus tard, nous allions apprendre autre chose. Pour ce qui est encore en ce moment là une rumeur, selon nos sources, Edzoa aurait pris la décision de nommer Thomas Nkono entraîneur principal. La confirmation tombera 30 minutes plus tard : à l’issue d’une réunion avec le staff, le Ministre nous confirme qu’il vient de nommer « Thomas Nkono entraîneur national par intérim ». Les autres sont, en toute logique, ses adjoints.
Il fallait un chef
L’hypothèse d’un collectif sans hiérarchie ne tenait pas la route dans la mesure où des rumeurs malsaines faisaient état d’intrigues, d’auto proclamations. Il était donc important de trancher et définir la place des uns et des autres afin d’éviter de pourrir l’ambiance. C’est ce dont les Lions ont moins besoin en ce moment.
Le choix de Thomas est une option qui a le mérite de mettre les gens d’accord. Un choix du compromis. Le Ministre s’est refusé de rentrer dans la polémique. En choisissant Akono ou Ndtoungou, Edzoa, pour certains, aurait pris position.
En outre, techniquement, le Ministre se devait, même de façon informelle et ponctuelle, de désigner un entraîneur car dimanche, un aurait fallu mettre un nom sur la feuille de match.
Nkono en attendant ?
Selon la décision du Ministre, Thomas Nkono est là à titre provisoire. Ce qui sous-entend que le Cameroun va se mettre à la recherche du successeur de Otto Pfister. Augustin Edzoa vient d’ailleurs de passer deux jours à Paris ; et tout laisse à croire qu’il est allé prospecter au sein de la filière française. Et des noms circulent déjà.
Le débat des prochains jours sera également de savoir s’il faut donner une chance à ce collectif d’entraîneurs nationaux ou alors recruter de nouveau, à coup de millions, un expatrié qui ne nous apporte peut-être pas grand chose.
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